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Matières anciennes

Carreaux de ciment et terre cuite à Bandol

Carreaux de ciment, tomettes et terre cuite : des matières centenaires, à condition d’être bouche-porées avant le joint et hydrofugées après.

Matières anciennes

Carreaux de ciment et terre cuite à Bandol : magnifiques, et impitoyables si on les traite mal

Le carreau de ciment et la tomette en terre cuite appartiennent au patrimoine bâti provençal. On les retrouve dans les maisons de village de La Cadière-d’Azur, du Castellet et du Beausset, dans les bastides de l’arrière-pays comme dans les immeubles anciens de Bandol. Ils ont une présence que rien n’imite vraiment : une profondeur de matière, une légère irrégularité de teinte, une usure qui embellit au lieu de dégrader.

Ils ont aussi un point commun redoutable : ce sont des matériaux poreux. Un carreau de ciment n’est pas cuit, il est pressé et durci à froid ; sa surface boit tout ce qu’on y renverse. Une tomette absorbe de la même façon. Sans traitement adapté avant et après la pose, une tache de vin, une goutte d’huile d’olive ou une flaque d’eau calcaire s’inscrivent définitivement dans la matière.

C’est la raison pour laquelle beaucoup de gens gardent un mauvais souvenir de ces matériaux : non pas parce qu’ils sont fragiles, mais parce qu’ils ont été posés comme un carrelage ordinaire. Un carreau de ciment correctement bouche-poré avant jointoiement, puis protégé par un hydrofuge oléofuge, traverse un siècle sans problème. Les sols centenaires qu’on découvre sous les moquettes en sont la preuve.

Nous posons les carreaux de ciment neufs et anciens, les tomettes hexagonales, les terres cuites artisanales et les zelliges. Nous intervenons aussi pour rénover un sol existant : décapage des anciennes cires accumulées, poncçage léger si nécessaire, puis retraitement complet. Un sol ancien retrouvé vaut souvent bien mieux qu’un sol neuf.

2Traitements avant et après pose
100 ansDurée de vie réelle
20 mmÉpaisseur courante
0Devis et conseil matière
Le bouche-pores avant le joint, jamais après
Traitement

Le bouche-pores avant le joint, jamais après

La séquence de traitement est ce qui distingue une pose réussie d’un désastre. Le carreau de ciment doit recevoir un bouche-pores avant le jointoiement. Sans cette barrière, le joint pénètre dans la porosité du carreau et laisse un halo grisâtre en périphérie de chaque pièce, impossible à retirer ensuite. C’est le défaut le plus courant sur les poses faites par des poseurs peu habitués à ce matériau.

Une fois le joint réalisé et parfaitement sec, on applique l’hydrofuge oléofuge, en général en deux couches croisées à quelques heures d’intervalle. Ce produit ne forme pas un film brillant en surface : il pénètre dans la matière et empêche l’eau comme les corps gras de s’y installer. L’aspect reste mat et naturel, ce qui est précisément ce qu’on recherche.

Vient ensuite, si le rendu souhaité le demande, une finition cirée ou huilée qui donne la patine. Elle se renouvelle périodiquement, une à deux fois par an les premières années puis plus rarement. Nous vous montrons comment le faire vous-même : c’est simple et cela évite de payer un professionnel chaque année.

Un point de vigilance pour finir : la colle. Les carreaux de ciment se posent au mortier-colle blanc, jamais au mortier gris. Le gris transparaît par capillarité à travers les teintes claires et les ternit définitivement.

Déroulé

Poser un carreau de ciment ou une terre cuite

La pose elle-même est plus lente qu’un carrelage classique, en raison des épaisseurs irrégulières et des traitements intermédiaires.

  1. 01

    Tri et calibrage des carreaux

    Les carreaux artisanaux varient légèrement en épaisseur et en teinte. Nous les trions et les répartissons pour éviter les zones trop homogènes ou trop contrastées.

  2. 02

    Préparation du support

    Support parfaitement plan, propre et sec. Ces matériaux épais et rigides ne tolèrent aucun défaut de planimétrie sous eux.

  3. 03

    Premier bouche-pores

    Application avant pose ou juste avant jointoiement selon le produit, pour empêcher toute pénétration du joint dans la matière.

  4. 04

    Pose au mortier blanc

    Mortier-colle blanc exclusivement, joints très fins de 1 à 2 mm pour les carreaux de ciment, plus larges pour une terre cuite artisanale.

  5. 05

    Jointoiement et nettoyage immédiat

    Joint teinté dans une nuance neutre, nettoyage à l’éponge très peu humide, contrôle du voile avant durcissement.

  6. 06

    Hydrofuge et finition

    Deux couches croisées d’hydrofuge oléofuge après séchage complet, puis cire ou huile si vous souhaitez la patine.

Retrouver un sol ancien plutôt que le remplacer
Rénovation

Retrouver un sol ancien plutôt que le remplacer

Dans les maisons anciennes du secteur, il n’est pas rare de découvrir un sol en tomettes ou en carreaux de ciment sous une moquette, un lino collé ou un carrelage des années 70. La première question à se poser n’est pas comment le remplacer, mais s’il est récupérable. Dans la majorité des cas, il l’est.

Le travail consiste à décaper les couches accumulées — vieilles cires jaunies, résidus de colle, peintures — avec des produits adaptés plutôt qu’au décapant agressif qui attaquerait la matière. Un poncçage très léger peut suivre si la surface est marquée, en gardant à l’esprit qu’un carreau de ciment n’a qu’une épaisseur limitée de couche décorative.

Les carreaux manquants ou cassés se remplacent par des pièces de récupération ou par des reproductions. Il reste ensuite à rejointoyer les zones ouvertes puis à retraiter l’ensemble. Le coût est généralement très inférieur à celui d’un sol neuf, et le résultat n’a aucun équivalent en neuf.

Ce qui est inclus

Carreaux anciens, poste par poste

Les traitements représentent une part importante du devis. Un devis qui ne les mentionne pas doit vous alerter.

  • Tri et répartition des carreaux avant pose
  • Mortier-colle blanc obligatoire sur toutes les teintes claires
  • Bouche-pores appliqué avant jointoiement
  • Joints fins teintés et nettoyage immédiat du voile
  • Hydrofuge oléofuge en deux couches croisées après séchage
  • Conseils d’entretien et de recirage remis en fin de chantier
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Questions fréquentes

Carreaux de ciment et terre cuite : vos questions

Les carreaux de ciment tachent-ils vraiment si vite ?

Non traités, oui : l’huile et le vin pénètrent en quelques minutes. Correctement bouche-porés puis hydrofugés, ils résistent très bien à un usage familial normal, y compris en cuisine. Le traitement se renouvelle périodiquement, ce qui prend une demi-journée tous les deux ou trois ans.

Peut-on en poser dans une salle de bain ?

Oui, c’est même un usage traditionnel. Il faut simplement un hydrofuge de qualité, un joint fin bien réalisé et une ventilation correcte. Évitez en revanche la zone de douche elle-même, où l’eau stagne en permanence et où les produits calcaires attaquent la surface.

Pourquoi un mortier-colle blanc et pas gris ?

Parce que le gris migre par capillarité à travers un carreau poreux et ternit définitivement les teintes claires. Sur un carreau de ciment bleu pâle ou beige, la différence est visible dès la première semaine et irrattrapable.

Un sol ancien abîmé est-il récupérable ?

Le plus souvent oui. Décapage des cires accumulées, poncçage très léger si nécessaire, remplacement des pièces cassées, rejointoiement puis retraitement complet. Nous évaluons l’épaisseur de couche restante avant de proposer un poncçage.

Quel entretien au quotidien ?

Balayage et serpillière à l’eau claire ou avec un savon neutre. Bannissez absolument la javel, le vinaigre, les détartrants et tous les produits acides, qui attaquent la surface et la rendent poreuse à nouveau.

Combien coûte une pose de carreaux de ciment ?

La pose est plus lente qu’un carrelage standard et les traitements s’ajoutent : comptez généralement 30 à 50 % de plus qu’une pose classique, hors prix des carreaux eux-mêmes, qui varie énormément entre reproduction industrielle et fabrication artisanale.

Un sol ancien à poser ou à sauver ?

Avant de casser, envoyez-nous quelques photos. Beaucoup de sols que l’on croit perdus ne demandent qu’un décapage et un traitement.

06 68 29 20 87 Devis gratuit